Les principes pédagogiques

« Une pédagogie profondément humaniste privilégiant la singularité à l’équité collective … valorisant l’intérêt de l’étudiant en tant qu’être unique et spécifique, construit sur un passé et un environnement, disposant de ses propres envies et aspirations, plutôt que la volonté d’un formatage intensif basé sur l’acquisition de connaissances livresques et de qualités techniques … ».

Nous souhaitons accompagner les élèves et étudiants à partir de la logique des sept savoirs :

  • Savoir général (livresque et de connaissances personnelles).
  • Savoir spécifique aux soins acquis en amont de la formation
  • Savoir-faire (gestuelle professionnelle), socle commun indispensable.
  • Le Savoir être, reflété par une communication adaptée emplie de valeurs humaines et professionnelles, tant envers les patients qu’envers les équipes (communication mais aussi protection … juste proximité reconnaissant la place de l’affectif).

 

  • Le Savoir devenir, aussi appelé « professionnalisation » ou l’envie d’apprendre à apprendre tout au long de la vie.
  • Le Savoir d’expérience et d’intuition, basé sur l’histoire de vie et les postures antérieures face à des vécus personnels parfois d’importance majeure ou très spécifique, pouvant être réinjecté dans la richesse d’une formation …
  • Le Savoir d’application, permettant de passer du concept des connaissances innées et acquises à une application pratique individualisée.

L’autonomie et les compétences d’acteur

 Le référentiel de formation infirmier et le référentiel de formation aide-soignant visent à acquérir des compétences, à « Apprendre à apprendre ».

L’objectif est de permettre à l’apprenant d’être acteur de sa formation et de ses apprentissages. L’autonomie et l’implication de ce dernier sont des éléments indispensables à la construction de compétences. Ce processus d’autonomie est indissociable de toute démarche de professionnalisation.

Ce référentiel a pour finalité de former l’étudiant/apprenant à mobiliser ses savoirs en situation professionnelle et à aborder des situations nouvelles en transférant l’expérience acquise.

Un des objectifs pour l’étudiant en soins infirmiers est également centré sur l’acquisition de savoirs fondamentaux (biologie, pharmacologie..), qui permettent à l’étudiant de poursuivre son parcours dans d’autres domaines universitaires.

Le pilotage pédagogique vise à développer chez les étudiants et les élèves aides-soignants les différents savoirs ainsi qu’une pratique réflexive leur permettant d’agir dans des situations professionnelles nouvelles.

L’approche par compétences[1]

 « Pour agir en situation, l’apprenant devra faire appel aux bonnes ressources, les combiner de manière efficace et les utiliser à bon escient. Cependant, le schéma montre que le résultat de l’action ne dépend pas uniquement de la compétence : d’autres éléments entrent en jeu, tels que les moyens mis à disposition ou l’implication. Cette nouvelle approche permet également d’aborder les connaissances, non pas de manière additive et linéaire, mais dans leur interrelation au regard de situations qui leur donnent du sens. Il s’agit d’abandonner « l’empilement des savoirs » vite oublié ». Cette démarche d’enseignement par situations ou par problèmes correspond à cette vision modernisée de l’apprentissage. Les pédagogues pensent, en effet qu’elle est plus favorable pour retenir des contenus de formation qui sont ainsi ancrés concrètement dès le début du cursus. L’étudiant sera mis très tôt dans un processus de recherche d’informations, de manipulation de connaissances ou de ressources, et son rôle d’acteur sera plus visible.

La construction pédagogique s’appuie donc en premier lieu sur une alternance entre l’acquisition des connaissances et des savoirs faire associés aux situations ; puis sur la mobilisation de ces connaissances et savoirs faire en situations et enfin sur l’analyse des situations vécues, afin de développer la maîtrise des concepts.

 Trois paliers d’apprentissage ont été identifiés pour acquérir les compétences liées à une situation donnée :

COMPRENDRE :l’étudiant acquiert les savoirs nécessaires à la compréhension de la situation et du résultat attendu ;

-  AGIR:l’étudiant mobilise des savoirs en situation et acquiert la capacité à agir et à apprécier le résultat de son action ;

TRANSFERER :l’étudiant transpose ses acquis dans une nouvelle situation, ce qui lui permet de conceptualiser et d’acquérir la capacité à s’adapter à d’autres situations encore inconnues.

 En effet, le propre du métier d’infirmier est la capacité de réagir de manière pertinente dans des contextes mouvants et donc dans des situations nouvelles du fait même de la confrontation avec l’humain. 

Le référentiel de formation est articulé autour de l’acquisition en fin de formation de dix compétences requises pour l’exercice des différentes activités de la profession d’infirmier et des onze compétences du Diplôme Aide-Soignant.

Un référentiel infirmier de 10 compétences Un référentiel aide- soignant de 11 compétences
1 – Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine infirmier 1 – Accompagner les personnes dans les actes essentiels de la vie quotidienne et de la vie sociale, personnaliser cet accompagnement à partir de l’évaluation de leur situation personnelle et contextuelle et apporter les réajustements nécessaires
2 – Concevoir et conduire un projet de soins infirmiers 2 – Identifier les situations à risque lors de l’accompagnement de la personne, mettre en œuvre les actions de prévention adéquates et les évaluer
3 – Accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens 3 – Evaluer l’état clinique d’une personne à tout âge de la vie pour adapter sa prise en soins
4 – Mettre en œuvre des actions à visée diagnostique et thérapeutique 4 – Mettre en œuvre des soins adaptés à l’état clinique de la personne
5 -Initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs 5 – Accompagner la personne dans son installation et ses déplacements en mobilisant ses ressources et en utilisant les techniques préventives de mobilisation
6 – Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins 6 – Etablir une communication adaptée pour informer et accompagner la personne et son entourage
7 – Analyser la qualité des soinset améliorer sa pratique professionnelle 7 – Informer et former les pairs, les personnes en formation et les autres professionnels
8 – Rechercher et traiter des données professionnelles et scientifiques 8 – Utiliser des techniques d’entretien des locaux et du matériel adaptées en prenant en compte la prévention des risques associés
9 – Organiser et coordonner des interventions soignantes  9 – Repérer et traiter les anomalies et dysfonctionnements en lien avecl’entretien des locaux et des matériels liés aux activités de soins
10 – Informer et former des professionnels et des personnes en formation 10 – Rechercher, traiter et transmettre, quels que soient l’outil et les modalités de communication, les données pertinentes pour assurer la continuité et la traçabilité des soins et activités
11 – Organiser son activité, coopérer au sein d’une équipe pluri-professionnelle et améliorer sa pratique dans le cadre d’une démarche qualité/gestion des risques

L’alternance intégrative

Les référentiels des professions infirmière et aide- soignant sont déclinés en compétences qui induisent les connaissances et les capacités attendues. L’institut de formation et le milieu professionnel sont, tous deux, sites apprenants. Ils sont partenaires dans la dispensation des savoirs, aucun n’ayant de prérogative sur l’autre. Les finalités et les objectifs sont non seulement partagés, mais aussi négociés.

Les acteurs mobilisés sont :

- les formateurs des instituts de formations,

- les professionnels de terrain : maître de stage, tuteur et/ou professionnels de proximité,

- les étudiants et les élèves.

Des liens forts sont établis entre le milieu professionnel et l’institution de formation. Les dispositifs pédagogiques et les projets d’encadrement en stage sont construits entre représentants des instituts et des lieux de soins.

Le projet pédagogique de l’IFSI vise pour les 5 ans à venir à renforcer les moyens mis en œuvre pour développer l’alternance intégrative. En effet, considérée comme un véritable levier ou outil pédagogique, l’alternance intégrative reste le point central à étudier pour développer la professionnalisation de l’étudiant en soins infirmiers.

 

  • Le cadre législatif appuie cette volonté en stipulant que :

« Le référentiel de formation est construit par alternance entre des temps de formation théorique réalisés dans les instituts de formation et des temps de formation clinique réalisés sur les lieux où sont réalisées des activités de soins » (arrêté du 31/07/2009, annexe 3, p. 71).

Pour nous, l’alternance ne doit pas être considérée comme la juxtaposition de deux lieux d’apprentissage que l’étudiant doit séparer. SelonMALGLAIVE, il s’agirait ici d’une fausse alternance » où la juxtaposition de ces temps d’apprentissage se ferait dans une succession de période de stage et de périodes de cours sans lien.

Notre volonté est donc de renforcer l’alternance intégrative qui est : « la forme la plus efficace sur le plan de l’apprentissage » (A. Goudeaux, 1998, p. 36). C’est le procédé pédagogique qui permet à l’étudiant de confronter les deux univers (théorie / pratique) pour les lier.

o   Véritable confrontation des apprentissages tant sur les lieux de stage qu’en IFSI

o   Selon le référentiel de formation : « des liens forts sont établis entre le terrain et l’institut de formation, aussi les dispositifs pédagogiques et les projets d’encadrement en stage sont-ils construits entre des représentants des IFSI et des lieux de soins et sont largement partagés » (arrêté du 31/07/2009, annexe 3).

o   Nécessite :

  • Partenariat et engagement co-construit
  • Utilisation des expériences mutuelles dans l’un et l’autre des lieux (IFSI / Stage) + interactions entre savoirs théoriques et savoirs pratiques, que l’apprenant s’approprie, construit et transforme en compétences professionnelles = APP (implique « réellement l’apprenant (…) en liant l’action et la réflexion sur le pourquoi et le comment ». F. RAYNAL)
  • « un dispositif de planification de la formation basé sur un principe d’interactions entre des situations de formation et des situations de production » F.RAYNAL et A. RIEUNIER

-       Axes de travail :

o   TPS/TPE à envisager différemment

o   Préparation au stage et mobilisation de savoirs

o   Journée d’immersion

o   Visite de stage individuelle, travail sur le raisonnement clinique et analyse.

o   Retour de stage : partage d’expérience, exploitation, entretien individuel.

o   Temps d’analyse de situation collective

o   Contrat d’apprentissage.

o   Accompagnement à la professionnalisation

L’analyse de situation

Comme le précise le cadre réglementaire : « La formation est structurée autour de l’étude de situations donnant aux étudiants l’occasion de travailler trois paliers d’apprentissage : comprendre, agir et transférer»

Il indique également pourquoi et comment les situations professionnelles sont dites apprenantes. Des situationsprofessionnelles apprenantes sont choisies avec des professionnels en activité. Ces situations sont utilisées comme moyens pédagogiques. Elles sont présentées aux étudiants et analysées pour travailler sur leurs représentations, leurs ressources et confronter les idées pour construire des savoirs et donner du sens aux actions entreprises par la mobilisation de connaissances et l’émergence de questionnement.

 

La classe inversée

Méthode qui consiste à laisser l’apprenant travailler sur une thématique à l’aide de vidéo, de podcasts, de lectures conseillées pour préparer son cours à la maison. L’approfondissement et la résultante de ce travail se fait en cours en brainstorming avec le formateur comme médiateur. Les autres participants posent des questions ainsi que le formateur afin de faire réfléchir l’étudiant.

La pédagogie inversée renverse les rôles traditionnels de l’apprentissage. Là, où habituellement, l’apport magistral (la leçon) est vu en classe, travaillé en classe via des exercices puis révisé et retravaillé à la maison.

 

La pratique réflexive

Développer la pratique réflexive dans la formation infirmière participe à la construction des compétences et à la professionnalisation des étudiants. Elle consiste à préciser la manière dont l’action est organisée. Elle définit ce qui pousse à l’action. Elle formalise les savoirs pour les rendre lisibles et visibles par tous.

Développer une pratique réflexive, c’est adopter une posture réflexive, de manière régulière et intentionnelle, dans le but de prendre conscience de sa manière d’agir, ou de réagir, dans les situations professionnelles ou formatives.

 

La professionnalisation

La professionnalisation est un processus de développement, de construction, d’actualisation des compétences tout au long de l’expérience professionnelle, répondant aux exigences et au besoin de flexibilité.

« Amener les étudiants à réfléchir de l’action, sur l’action et pour l’action sont les voies de professionnalisation nécessaires à la construction de compétences » (Altet, 1994 ; Wittorsky, 2008).

C’est par la professionnalisation des apprenants que pourra se développer l’inter professionnalité. Les interactions et la qualité des relations entre les professionnels sont au cœur de l’inter professionnalité. Le partage de connaissances, d’expérience voire d’expertise de chacun de façon concomitante est une vraie valeur ajoutée au bénéfice de la personne soignée.

L’individualisation des parcours

Chaque étudiant doit pouvoir progresser à son rythme. En effet, quelles que soient les ressources mises à sa disposition, il est important de le laisser avancer en découvrant sa propre manière de progresser pour intégrer savoir, savoir-faire et savoir être.

Ce principe conduit à un suivi rigoureux de la progression de l’étudiant/apprenant pour bien identifier ses progrès et ses difficultés.

Pour aider l’étudiant à se repérer dans son parcours un formateur dit « de guidance » est en charge de son suivi tout au long de sa formation. Chaque formateur de guidance est responsable d’un groupe d’étudiants.

Le suivi porte sur le parcours d’acquisition des savoirs théoriques et pratiques (UE), sur l’acquisition progressive des compétences et la validation des actes, activités et techniques de soin lors des stages.

Le formateur de guidance présente en commission d’attribution de crédits le parcours d’acquisition de l’étudiant. Il propose l’attribution de crédits ainsi que les modalités de poursuite de la scolarité pour l’étudiant en difficulté.

Le formateur de guidance a donc un rôle important dans l’individualisation du parcours de l’étudiant. Un contrat pédagogique passé entre lui et l’étudiant peut formaliser les objectifs.

Le stage

 Le stage occupe une place essentielle dans la formation des infirmiers et des aides-soignants. Il est à la fois un lieu d’apprentissage, d’intégration des connaissances, d’acquisition des compétences et de professionnalisation.

Le référentiel infirmier reconnaît formellement le rôle de formateur des professionnels de terrain. Ceci engage les professionnels dans un rôle d’accompagnement (rôle du tuteur) de l’étudiant dans son parcours de stage et dans l’encadrement de proximité (rôle du professionnel de proximité).

Les principaux éléments du référentiel de formation relatifs au stage sont :

- un parcours de l’étudiant construit autour de familles de situations plutôt que de disciplines médico-chirurgicales,

-  une formalisation du rôle des acteurs (maître de stage, tuteur, professionnel de proximité, formateur, étudiant …),

- une formalisation de supports (portfolio, charte d’encadrement, livret d’accueil …) ;

- un partenariat renforcé entre structures de soins et de formation,

- une attention portée aux ressources pédagogiques du stage avec des possibilités de parcours individualisés.

- une durée plus ou moins longue pour chaque stage (5 à 15 semaines).

Les lieux de stage sont dit qualifiants dès lors que les professionnels de ces sites ont réfléchi aux modalités d’accueil et d’encadrement des stagiaires.

Cela se traduit par la mise en place d’une charte d’encadrement et d’un livret d’accueil qui permettent d’apprécier l’implication du terrain de stage (formation de tuteurs) dans le dispositif de formation des étudiants.

Ces dispositions impliquent la mise en place de modalités de travail en commun entre l’équipe pédagogique de l’institut et les professionnels de terrain.

Dans ce cadre il est souhaitable, en concertation avec les professionnels de terrain, de structurer des parcours de stages qualifiants. Les étudiants peuvent être positionnés dans un pôle à l’intérieur duquel ils évolueront au sein de plusieurs services dans une logique de typologies (SCD, SMPSY, SLD, SICLV).

 

Le tutorat

La fonction de tuteur est confiée à un infirmier sur la base du volontariat en accord avec sa hiérarchie. C’est un infirmier expérimenté désireux de faire partager son expérience à une personne apprenante. Il doit bénéficier d’une formation spécifique (instruction du 24 décembre 2014 complétée par l’instructiondu 4 novembre 2016qui légifère le tutorat).

Le tuteur :

 - Veille à la qualité pédagogique du stage

-  Son rôle :

  1. Accueil et accompagnement des étudiants de façon individuelle,
  2. Organisation du parcours de stage,
  3. Formulation des objectifs de l’étudiant,
  4. Evaluation du stage (évaluation des acquisitions par éléments de compétences et actes et activités de soins).

Les tuteurs sont accompagnés dans leur mission par les cadres de l’institut qui favorisent le développement de leurs compétences. Pour cela des échanges, un soutien et des formations, organisés conjointement avec la direction des soins, sont proposés et mis en œuvre.

Le maître de stage

Il représente la fonction organisationnelle et institutionnelle. Cette fonction revient le plus souvent au cadre du service ou au responsable de l’unité. C’est lui qui est le garant de la qualité de l’encadrement de l’étudiant.

Le formateur référent

Il s’agit d’un cadre de l’IFSI/IFAS qui est l’interlocuteur privilégié à la fois du maître de stage en ce qui concerne les problématiques organisationnelles, mais aussi du tuteur de stage. En effet, il se rend sur les terrains de stage pour encadrer un étudiant et/ou être ressource pour les professionnels du lieu de stage.

 

Le référent de stage

Cadre de l’IFSI / IFAS, il est l’interlocuteur privilégié des Cadres de terrain et développe des relations directes avec un ensemble d’unités. Il transmet les informations issues du terrain aux Cadres de guidance.

L’accompagnement de l’Etudiant en Soins Infirmiers et de l’élève Aide-Soignant

 Objectifs et finalités de l’accompagnement en lien avec la fiche d’Analyse du Processus :

 o   Mettre en œuvre un processus d’accompagnement personnalisé et collectif pour amener l’apprenant au professionnalisme attendu

o   Assurer un suivi dans l’acquisition de connaissances théoriques et de compétences en stage

o   Proposer une aide et un soutien individualisés et collectifs, tout au long de la formation face aux difficultés rencontrées par l’apprenant

o   Favoriser une meilleure connaissance de soi, l’autonomie, la responsabilité et la réflexivité de l’apprenant en devenir

o   Développer le professionnalisme, les valeurs, les règles professionnelles et le travail d’équipe…

La finalité de cet accompagnement réside dans le fait d’aider l’étudiant à :

Devenir un professionnel compétent, apte à agir en situation, en ayant des capacités d’adaptation et d’écoute afin qu’il puisse à son tour accompagner les personnes soignées face à leurs problèmes de santé. L’acquisition de compétences et la conscience professionnelle à savoir agir en situation restent l’objectif principal à atteindre.

Types d’accompagnement :

o   Des temps de suivi pédagogique individuel ou collectif sont proposés avant, pendant et après le stage et tout au long de la formation

o   Un accompagnement individuel est défini  au niveau :

  • administratif,
  • formation théorique et pédagogique (temps de soutien…)
  • formation clinique (préparation au stage, visite de stage, analyse de situation, tutorat, bilan des acquisitions en entretien individuel)

o   Un accompagnement plus spécifique ou personnel peut être entrepris en cas de nécessité (accompagnement psychologique, social…)

o   Une réflexion est portée sur le parcours de professionnalisation de l’étudiant en fonction de l’acquisition de ses expériences et l’identité professionnelle à construire (suivi individualisé du parcours de l’étudiant en stage)

 

Qu’est-ce qu’accompagner :

 o   Selon l’équipe pédagogique :

L’accompagnement prend tout d’abord en compte l’étudiant en tant que personne. Il tient compte de l’histoire de l’individu, son vécu, son parcours, ses différents réactions ou comportements. La dimension interculturelle y est également associée.

L’accompagnement vise à l’autonomie, la prise en responsabilité et la professionnalisation de l’étudiant.

Accompagner, c’est : « guider, tutorer, écouter, encourager, valoriser, apprécier les capacités, les ressources et les difficultés de l’étudiant afin de l’amener à grandir… »

 o   De façon plus théorique :

Comme le souligne Maela Paul (2012)[2] « l’accompagnement doit être :

 ‘ productif’ (à visée productive) se décide comme investissement et s’apprécie comme résultat,

  • et ‘constructif’ (à visée constructive) se réalise dans le projet d’autonomisation de son porteur et s’apprécie comme enrichissement afin de rendre acteur » l’apprenant.
  • Maela PAUL  définit l’accompagnement comme : « un processus visant à l’autoformation collaborative où la personne accompagnée est auteur de sa démarche, déconstruit et reconstruit ses savoirs au travers de médiations multiples. » 

 

- Le courant humaniste inscrit l’accompagnement, dans une pédagogie de la réussite. Il favorise, comme le précise BANDURA[3] le développement du sentiment d’efficacité personnelle et la confiance en ses possibilités. Il s’agit ici d’encourager l’étudiant pour qu’il ait croit en ses compétences et ses capacités de réussites. La réciprocité entre les formateurs, les professionnels et l’étudiant est à la base de la dynamique dans la relation d’apprentissage permettant de susciter le sentiment d’efficacité personnelle.         

o   Les valeurs attribuées à l’accompagnement :

 L’accompagnement repose sur des valeurs précédemment citées. La posture d’accompagnement du formateur se caractérise par une posture éthique (réflexive et critique), une posture de « non-violence » (Derrida (1967), in cited, Maela Paul, 2012) de non pouvoir ou de non infantilisation. Une posture de « non substitution à l’autre » afin de lui permettre de se révéler.Une posture de « non-savoir » afin de favoriser l’expression de l’autre que l’on accompagne. L’accompagnement favorise le questionnement et l’intelligence de l’autre qui naît des échanges individuels ou collectifs. Il ne cherche pas à trouver les solutions pour l’autre mais à aider l’autre à trouver ses propres solutions et identifier ses propres ressources. La posture relationnelle est donc à privilégier.

o   Les principes pédagogiques retenus dans cet accompagnement reposent sur les courants pédagogiques précédemment décrits:

  • Cognitivisme
  • Réflexivité
  • Relation d’aide et le prendre soin
  • Les paliers de Progression
  • L’alternance intégrative
  • L’Approche Par Compétence (APC)

Points forts de l’accompagnement :

o   Guidance individuelle, temps formalisé ou non, disponibilité, écoute, confiance

o   Travaux Dirigés

o   Formative avant normative

o   Méthodologie de travail (APP, TFE…), approche réflexive

o   Écoute individualisée

o   Soutien psychologique et social

o   Humanité

o   Pédagogie positive

  Axes d’amélioration :

o   Le comportement de certains Etudiant(s)

o   Les temps de soutien

o   L’utilisation de technologie de l’information

o   La pédagogie du sens et de la réussite

o   Les formatives ou exercices d’entrainement

o   L’alternance plus intégrative (stage trop long, faire revenir les étudiants)

o   Augmenter les temps de rencontre avec les étudiants

o   Généraliser les syllabus

o   Plateforme moodle

o   Cours universitaires

o   Liens théoriques et pratiques

o   Donner une place centrale aux étudiants

o   Favoriser l’autoévaluation

o   Développer le partenariat

[1] Marie Ange COUDRAY, C GAY – Le défi des compétences – Masson, 2009, 208 pages

[2]PAUL Maela. Accompagnement, ABC de la VAE. Ed. ERES, 2009, p.53.

[3]BANDURA Albert. Autoefficacité : le sentiment d’efficacité personnelle. Ed. de Boeck, 2007.